Pourquoi actualiser un protocole ? Entre injonctions légales et nécessaire adaptation
La France compte plus de 7 700 EHPAD (data.gouv.fr, 2023). Chacun doit disposer de protocoles à jour, conformément aux exigences de l’HAS (Haute Autorité de Santé), de l’ARS (Agence Régionale de Santé) ou encore du code de la santé publique. Il ne s’agit pas d’un simple formalisme : la mise à jour des procédures touche, de façon concrète, la sécurité des résidents et la responsabilité des équipes.
- Évolution des connaissances scientifiques : Nouvelles recommandations, retours d’expérience clinique ou veille scientifique imposent une révision régulière. Par exemple, les recommandations sur la gestion du risque infectieux évoluent en fonction de l’émergence de résistances bactériennes.
- Changements réglementaires : Un arrêté ministériel, une circulaire ou la publication d’un guide HAS peuvent rendre caducs certains protocoles.
- Retours d’incidents ou d’événements indésirables : Chaque signalement (par exemple, un incident lié à l’administration d’un médicament) doit interroger la pertinence des protocoles et conduire à leur réactualisation.
- Prise en compte de la réalité du terrain : Les adaptations aux ressources humaines, matérielles ou au profil des résidents prennent souvent le pas sur les procédures trop théoriques.
Selon une enquête réalisée par la société RESOLVEO (2021), 72% des professionnels en EHPAD jugent que l’actualisation des protocoles est essentielle pour la prévention des erreurs, mais seulement 41% estiment disposer des outils adaptés pour le faire efficacement.
