Un acteur central, mais pas solitaire : la kinésithérapie inscrite dans la pluridisciplinarité
La pratique kinésithérapique ne prend sens qu’en intégration avec le reste de l’équipe : médecin coordonnateur, infirmiers, aides-soignants, ergothérapeute, animateur, psychomotricien, psychologue. Les échanges croisés permettent d’adapter le projet de soins, de résoudre collectivement les situations complexes (gestion de la douleur, refus de soin, chutes à répétition, troubles du comportement), voire d’introduire de nouveaux outils ou partenaires comme l’intervention d’associations sportives adaptées (HAS, 2019).
Dans la réalité du terrain :
- Le kinésithérapeute participe régulièrement aux transmissions, réunions de service, élabore parfois des protocoles conjoints (levée d’alerte chute, procédures de prévention d’escarres, etc.).
- Le dialogue avec les familles est précieux pour expliquer les objectifs, déconstruire certains mythes (« plus bouger, c’est risquer la chute », alors qu’inversement, c’est l’immobilisation qui fragilise !).
- Certains établissements incluent la kinésithérapie dans des projets innovants : balnéothérapie, ateliers de gymnastique douce, dispositifs de réalité virtuelle pour la rééducation cognitive associée au mouvement (Expérience du CHU de Toulouse, 2020).