Les obligations institutionnelles : du référentiel au quotidien
Démarche d’accompagnement personnalisé
Le projet personnalisé, rendu obligatoire par décret depuis 2002, est un pilier. Il doit intégrer la réflexion sur la fin de vie, notamment à travers :
- La recherche des directives anticipées avec le résident (lorsque possible) et/ou ses proches,
- L’identification d’une personne de confiance,
- L’anticipation des situations à risque de crise (douleur, détresse psychologique),
- La collaboration avec le médecin traitant, l’équipe soignante, les proches.
Évaluation et protocolisation de la douleur
- Utilisation d’échelles validées (DOLOPLUS-2, Algoplus, etc.) chez les personnes non-communicantes,
- Traçabilité des évaluations dans le dossier patient informatisé,
- Mise en place de protocoles d’urgence simples pour prévenir les ruptures de parcours.
L’audit de 2022 de la Haute Autorité de Santé a relevé que seuls 62% des établissements utilisaient systématiquement une échelle d’évaluation de la douleur (HAS, 2017).
Réunions de synthèse et collégialité
Les référentiels insistent sur la collégialité des décisions : réunion d’équipe au sens large (médecin coordonnateur, soignants, psychologue, parfois libéral extérieur), traçabilité de la décision collégiale en cas de limitation ou d’arrêt de traitement, concertation avec la famille.
Obligations de formation
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La formation initiale, souvent lacunaire concernant la démarche palliative, est complétée par des obligations de formation continue.
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Certains référentiels recommandent au moins une formation de sensibilisation initiale pour l’ensemble des professionnels (soignants, équipes hôtelières, cadres, etc.), et un référent "soins palliatifs" formé par unité ou service.
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Selon la DREES, seul un tiers des établissements dispose d’un protocole de formation structuré sur la fin de vie (DREES, 2021).